Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 20:24
Amis Parisiens, il a neigé aujourd hui. Que dire de plus ?


Par Noune
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 23:57
Comment dire l'océan que tu déverses en moi et qui m'emplit, ce flot qui grossit, et qui débordera, faute de pouvoir se dérouler dans des mots ? Tous les discours du monde ne seraient pas plus clairs que les larmes de l'enfant qui ne sait que pleurer. Prends moi plutôt contre toi, et là où la parole échoue, nos corps réussiront.
Par Noune
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 18:32
Qui a dit que tout tournait rond chez Moimême ? En un mois, on a pu recenser quatre cadavres et deux malades de plus. Moimême en a déduit qu'il n'aurait plus d'escargots dans son bac amazonien, et qu'il s'installerait un bac hôpital, parce que rien ne va plus.
Enfin. voilà quand même de petites photos récentes à base de crevettes, principalement, et veuillez accueillir chaleureusement Luc le betta de ma soeur.

Par Noune
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 20:33
Visiteurs, visiteuses, bonsoir.
  Voici un petit texte que je vous soumets, qui n'était pas censé mener quelque part au départ, mais juste multiplier les allitérations ; j'ose croire que c'est chose faite.

La manutention par menue torsion de chapeaux melons mignons mentionne à foison moisson de toisons, cratères au menton, au front ; critères déprimants, trajets de métros, artères grossissant, crapules amaigrissantes et courges très tranquilles, tel traintrain mené par tout citadin aigri, racorni, tournicotant dans son trou, trainant tête farcie sur l'asphalte.
Tassé sous son siège sans sourciller du tout, un gros toutou baveux s'use à s'ennuyer tant. Son maitre si sensible tripote un sifflet et commence à tousser. Sa main tressaillante tapote la tête de son triste et trainant mâtin. Ce geste si preste, si plein de tendresse, émeut l'animal aux larmes faciles. Il glapit doucement en léchant les caresses, soudain se redresse et souffle son amour, ses flancs affaissés, ses yeux doux posés sur ceux de son dieu. Mais le dit dieu, abonné aux déca de quatre heures, ne continue pas les tapons débonnaires, et debout, d'un pas décidé, déambule dans le dortoir d'automne déserté maintenant, déballe deux euros qui cliquètent dans la fente, tape un coup de pied dur à la carlingue déglinguée du distributeur déguingandé, écope son costume et déguste son double. Deux délinquants tapis observent. Soudain ils bondissent, rebondissent, déboulent dans le dos du bonhomme, qui dédaigne de boire et dégaine sa pétoire. Il tire une pétarade, terrasse les terreurs toutes ratatinées, mortes et enterrées. Puis le silence glisse sur la saignante scène, salue sans s'évanouir et s'installe jusqu'aux sous sols. Le policier lisse sa moustache, serre son arme dans ses doigts, danse et boit, sans desserrer ses dents. Puis il s'en va, suivi de son chien trottinant tranquille, habitué et depuis longtemps sourd.



Par Noune
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 10:11
Me voici de retour, enfin ! Vous dites-vous peut-être en vos nobles têtes ; eh oui, les semaines sont pleines, ces temps-ci ! Et quand l'ordinateur se met en grève, il ne me reste guère d'autre choix qu'attendre....
Mais me voici d'humeur à vous montrer un poème.



Tôt le matin. Il faisait froid.
Dans le brouillard au doigts humides
Dans l'herbe tendre sous les pas
Sur la colline un jour timide
S'est levé.

Tôt le matin. Il faisait frais.
Dans les vapeurs de pluies acides
Sur le bitume d'un arrêt
Sur les cités un jour fétide
S'est levé.

Qu'il était beau, ce matin-là !
Dans tout le gris des grands nuages
Vivantes bêtes volant bas
Le jour s'est frayé un passage
En secret.

Qu'il était tôt, ce matin-là !
Dans tout le gris des hautes barres
Morne tombe où sonne le glas
Le jour venait sans crier gare
Réveiller.

La terre givrée, comme morte,
A porté cet éclat nouveau
Et l'a poussé, de porte en porte,
Jusqu'à la frontière des eaux
Écumées.

Les routes strictes de la ville
Portaient déjà un long réseau
De voitures roulant en file
Jusques aux portes des bureaux
Enfermés.

Le ciel immense de l'aurore
Effilant ses bas de coton,
Se pare de pourpre et des ors
Des mille teintes des saisons
Allumées.

Le sein dénudé de l'aurore
Effilant ses bas cotonneux
Se pare d'avions au grand corps
Qui zèbrent violemment les cieux
Aveuglés.

Écoute, que dit le silence ?
Il raconte le bout du monde
Il parle de chants et de danses
Qu'il mêle ensemble dans sa ronde
Endiablée.

Écoute, que dit tout ce bruit ?
C'est un nœud de sons vides et creux
Il n'a pas de forme, c'est un cri
De peur et de gens malheureux
Qui veulent dormir.


Par Noune
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