Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 19:36
Comment s'en est sorti notre bonhomme avec sa mission providentielle, me demandez-vous ? Eh bien, écoutez, je vais vous conter la suite.

Il prit l'oeuf en sa main large et paternelle, déjà, se leva du lieu qui accueillit précédemment son séant ainsi que le reste de sa personne reposant, et rentra chez lui, muni du petit bout de vie emballé dans sa coquille tiède. Il se débrouilla, l'homme, comme il put, pour en apprendre un rayon sur la maintenance des oeufs d'oiseau. Il passa des semaines dans son lit, sans bouger, le brave homme, pour lui conserver sa chaleur indispensable. Il était si zélé qu'il aurait bien pu passer ainsi le reste de sa vie, le courageux homme, si l'oeuf avait tardé à éclore. Mais, merci pour lui, un jour, ça bougea. Ca craqua, ça se zébra, ça gratta, et pouf ! ça sortit magiquement en éparpillant plein de débris de coquille silicieuse entre les draps. ça piailla bien, après, en découvrant sa mère, qui était un père plutôt épuisé par sa longue gestation. Et ça réclama de l'aide : c'était coincé dans le reste de coquille. Le maman l'aida tant bien que mal à briser sa prison, et le prit entre ses deux paumes, le souleva au niveau de son visage rayonnant de fierté et de tendresse ( des semaines de sacrifice de soi, même si le sacrifice consiste à rester couché dans un lit, cela crée des liens ), et lui adressa la parole en ces termes : "bonjour bébé". Il put alors enfin se lever, et pallier à ses nécessaires besoins d'être vivant. ça l'accompagnait toujours partout, où qu'il aille, quoiqu'il fasse. Mais ça ne comprenait pas comment bien se nourrir, sans véritable exemple. Alors, son maman l'aida, il lui montra comment faire pour gratter le sol, chercher des vers et des grains du bout du bec, comment se rouler dans la poussière pour nettoyer son plumage, et comment prendre la fuite devant un chien.
( NDR *euh, il dit qu'il voit pas le rapport...
- Laisse, les gens sont prévenus
. )

Le temps passant, ça grandit. Et ça devint un joli poulet, fier et vif, aux plumes éclatantes de santé, à l'oeil brillant et aux ergots haut placés. Et il grandit encore, épaulé chaque jour de sa jeune vie galinacéenne par son mère, attentionné et aimant, dévoué. Puis vint le jour où le poulet devint coq, et il put rejoindre une basse cour peuplée des siens (et surtout des siennes ). Grâce aux soins de maman, il sut s'habituer à son nouveau cadre de vie, chanter tous les matins, augmenter la population locale, veiller au grain comme aucun coq depuis longtemps ne l'avait plus fait. Bien sûr, la séparation ne se fit pas sans larmes. Jamais sa vie ne fut plus comme avant l'arrivée de ça, puis de lui. Il était devenu autre, mais c'était comme ça.

Partager cet article

Repost 0
Published by Noune
commenter cet article

commentaires

Lil 14/10/2008 21:49

*larmichette*

c'est l'oeil de ton pere non ?

Noune 17/10/2008 10:21


tout à fait exact ! félicitations ^^


Présentation

  • : Le blog de Noune
  • Le blog de Noune
  • : c'est un blog qui servira de recueil de textes, photos, dessins peut être, et qui vivra verra comment ça tournera... et il y aura des yeux, aussi.
  • Contact

Recherche

Liens